Lock-out au CN et au CPKC : le camionnage sollicité, mais incapable de remplacer le train
En août 2024, l'arrêt simultané des deux grands chemins de fer fait grimper la demande de transport par camion au Québec.
Le 22 août 2024, à 0 h 01, un lock-out a frappé en même temps les deux grands chemins de fer du pays, le CN et le CPKC, après des avis de grève et de lock-out émis le 18 août. Des chargeurs québécois se sont alors tournés vers le camion.
L'ACQ en vigie
À la veille de l'arrêt, le PDG de l'Association du camionnage du Québec (ACQ), Marc Cadieux, a expliqué à Transport Routier que l'association surveillait la situation et avait proposé des pistes de solution. Il prévenait qu'il faut généralement trois ou quatre jours pour rattraper une seule journée d'arrêt ferroviaire. Il rappelait aussi que les trains d'exo et de Via Rail circulent sur les voies du CPKC.
Le camion coûte plus cher
Dans la région de Québec, Radio-Canada a recueilli des exemples de coûts en hausse. Le président de Dolbec International, Pierre Dolbec, évaluait à 12 000 $ le transport par camion d'un conteneur depuis Vancouver. Un producteur de porcs de Saint-Elzéar, Simon Breton, estimait que faire venir son soja par camion porterait la tonne à 880 $, au lieu d'environ 600 $. Au Port de Québec, de 20 % à 30 % des volumes étaient manutentionnés par train ou par camion.
Une reprise partielle
Le 23 août 2024, le lock-out au CN avait pris fin, mais le conflit se poursuivait au CPKC en attendant une décision du Conseil canadien des relations industrielles. Chez Groupe Trans-West, les demandes de transport avaient augmenté de 15 % malgré la courte durée de l'arrêt, a rapporté Truck Stop Québec. Le média soulignait aussi les limites du camionnage, entre les heures de conduite et la difficulté de transporter par camion des liquides ou du vrac.