Lock-out au port de Montréal : près de 2 000 camions par jour à l'arrêt
En novembre 2024, l'ACQ craint des licenciements chez les transporteurs. Après le retour au travail forcé, les camions affluent pour rattraper le retard.
Le 11 novembre 2024, au premier jour du lock-out au port de Montréal, l'Association du camionnage du Québec (ACQ) a pris position publiquement pour défendre les transporteurs et leurs employés.
Le déclenchement
Les débardeurs, membres de la section locale 375 du SCFP, avaient rejeté à 99,7 % la dernière offre de l'Association des employeurs maritimes (AEM). L'AEM a décrété un lock-out, entré en vigueur le dimanche 10 novembre à 21 h.
L'effet sur le camionnage
« Près de 2 000 camions se déplacent chaque jour au port de Montréal », a souligné le PDG de l'ACQ, Marc Cadieux. Il prévenait que l'arrêt aurait un effet immédiat sur de nombreux transporteurs, qui devraient envisager des licenciements.
La PDG de l'Administration portuaire de Montréal, Julie Gascon, estimait que le conflit touchait directement 1 200 débardeurs, mais aussi plus de 10 000 travailleurs de la logistique, dont des camionneurs. Environ 400 M$ de marchandises transitent normalement chaque jour par le port. Des ports de la Colombie-Britannique étaient aussi en lock-out à ce moment.
Le retour forcé
Le Conseil canadien des relations industrielles a ensuite ordonné le retour au travail. Les activités ont repris le samedi 16 novembre 2024, après cinq jours de lock-out, avec 5 000 conteneurs en attente et 22 navires attendus dans les jours suivants, selon TVA Nouvelles.
De nombreux camions étaient sur place pour rattraper le retard. Des camionneurs, dont plusieurs travaillent à leur compte, ont confié n'avoir eu aucun revenu pendant l'arrêt. Le syndicat des débardeurs a annoncé qu'il contesterait devant les tribunaux la décision fédérale de mettre fin au lock-out.