Camionnage en vrac : environ 2 500 camions de l'ANCAI convergent vers l'Assemblée nationale
En mai 2025, les camionneurs artisans dénoncent le projet de loi 62 et réclament au moins 50 % du camionnage des chantiers publics.
Le 14 mai 2025, près de 2 500 camionneurs membres de l'Association nationale des camionneurs artisans inc. (ANCAI) ont convergé vers Québec et l'Assemblée nationale. Venus de toutes les régions, ils dénonçaient leur exclusion des grands chantiers publics.
Les revendications
Les camionneurs artisans en vrac s'opposaient au projet de loi 62, qui vise à diversifier les stratégies d'acquisition des organismes publics et à leur donner plus de souplesse dans les projets d'infrastructure. L'ANCAI estimait que ce cadre ouvrait la porte à la collusion et à la corruption. Elle réclamait qu'au moins 50 % du camionnage de ces chantiers soit confié à ses membres.
Dans son communiqué, l'association rappelait que la commission Charbonneau avait montré que le camionnage en vrac peut favoriser la collusion, la fausse facturation, l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent lorsqu'il n'est pas réglementé économiquement. Des membres ont dit à Noovo Info avoir vu leurs heures de travail fondre. L'un d'eux évaluait sa baisse à 50 % entre 2023 et 2024.
Sans débordement
L'ANCAI, qui compte quelque 5 200 membres, avait préparé l'événement pendant plus de deux semaines avec le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) et la Sûreté du Québec. Le SPVQ a souligné la collaboration des organisateurs et le respect des consignes. Le lendemain, l'ANCAI a remercié les deux corps policiers et s'est excusée des perturbations causées aux citoyens.
L'association a précisé que la Ville de Québec n'était pas visée. Les cibles étaient trois ministères provinciaux : les Transports et la Mobilité durable, le Conseil du trésor et les Infrastructures.