Québec décide d'armer les contrôleurs routiers
En octobre 2025, sept mois après le retrait des patrouilles, le gouvernement annonce une arme de service pour les 330 contrôleurs et un retour graduel sur la route.
Le 22 octobre 2025, le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien, et le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, ont annoncé que les contrôleurs routiers du Québec seraient munis d'une arme de service.
Pourquoi maintenant
Depuis la décision du Tribunal administratif du travail (TAT) du 6 mars 2025, les contrôleurs ne pouvaient plus faire d'interventions non planifiées sur la route. Or, selon Québec, la patrouille représente environ 70 % de leur travail. Le ministre Julien a expliqué à Radio-Canada que les 330 contrôleurs, confinés aux postes de pesée, ne réalisaient plus que 30 % des quelque 100 000 interceptions qu'ils font chaque année.
La SAAQ a déposé à la CNESST un plan pour répondre à chacune des 27 exigences du TAT, avec l'aide du ministère de la Sécurité publique et de la Sûreté du Québec. Le gouvernement a préféré l'arme à feu au pistolet à impulsion électrique, notamment pour son effet dissuasif.
Le calendrier annoncé
- La formation de 64 heures, donnée avec l'École nationale de police du Québec, devait d'abord viser les contrôleurs ayant déjà été armés dans un emploi précédent.
- Le ministre visait 12 à 18 mois pour armer et former l'ensemble des contrôleurs, en espérant s'en tenir à 12 mois.
- D'ici là, des opérations d'interception avec des policiers devaient commencer dans les trois semaines suivantes.
- Québec prévoyait aussi des lieux de contrôle fixes dans des zones stratégiques dès novembre.
Le ministre évaluait le coût à une quinzaine de millions de dollars sur 15 ans. Restaient à faire : l'analyse des plans d'action par la CNESST, les directives d'utilisation et l'adaptation des locaux pour l'entreposage des armes.