Permis de classe 1 : la formation obligatoire entre en vigueur
En décembre 2025, il faut désormais réussir le PESR – classe 1 de 125 heures ou un DEP en transport par camion pour obtenir un permis de classe 1 au Québec.
Le 15 décembre 2025, la formation obligatoire pour obtenir un permis de conduire de classe 1 est entrée en vigueur au Québec. Le ministre des Transports, Jonatan Julien, avait annoncé la date le 7 novembre.
Deux voies possibles
Les futurs conducteurs de véhicules lourds doivent désormais suivre l'une de deux formations :
- le Programme d'éducation à la sécurité routière (PESR – classe 1), offert par un prestataire reconnu par la SAAQ, d'une durée minimale de 125 heures (75 heures de théorie et 50 heures de pratique);
- le diplôme d'études professionnelles (DEP) en transport par camion.
Les titulaires d'un permis de classe 1 valide n'ont pas à suivre la formation. Des mesures transitoires permettent à ceux qui avaient déjà entrepris leurs démarches de les poursuivre selon les anciennes règles, à certaines conditions. Les titulaires d'un permis de l'extérieur du Québec qui s'y établissent devront, dans la plupart des cas, suivre la formation. Ceux qui détiennent un permis de classe 2 ou 3 depuis au moins 24 mois peuvent suivre une formation adaptée.
Ce qui change pour les transporteurs
Les entreprises qui forment elles-mêmes leurs chauffeurs doivent désormais être reconnues comme prestataires par la SAAQ et offrir le PESR – classe 1. Un webinaire pour les entreprises intéressées était prévu le 18 décembre. Selon Québec, jusqu'à 280 formateurs pourraient être formés en 2026.
Pourquoi cette mesure
La formation répond à la mesure 26 du Plan d'action en sécurité routière 2023-2028 et à la norme 16 du Code canadien de sécurité. Elle harmonise l'accès à la classe 1 avec les autres provinces. Le ministre Julien a dit qu'elle permettrait aussi d'agir sur le problème des « chauffeurs inc. ».
Côté financement, le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale pourrait aider certains candidats à temps complet, et un crédit d'impôt de 8 % du coût de la formation était prévu pour ceux qui veulent exercer le métier.