Plan énergétique 2026-2050 : Québec mise sur une transition graduelle pour le camionnage
En juin 2026, le PGIRE prévoit que le diesel restera nécessaire pendant des décennies, avec plus de carburants renouvelables, de GNR et d'hydrogène, mais sans mesure précise pour les camions lourds.
Le 30 juin 2026, à l'Institut de recherche d'Hydro-Québec, à Varennes, le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, Bernard Drainville, a lancé le Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) 2026-2050. Cette feuille de route doit guider les choix énergétiques du Québec pour les 25 prochaines années. Elle sera mise à jour tous les six ans.
Le diesel encore là pour longtemps
Selon l'analyse de Transport Routier, le plan reconnaît que les carburants fossiles continueront de jouer un rôle important dans le camionnage pendant plusieurs décennies. Le diesel restera nécessaire là où les solutions de rechange ne sont pas prêtes, même si son usage doit diminuer graduellement. La part du transport dans la consommation d'énergie du Québec passerait d'environ 30 % en 2022 à 20 % en 2050.
Renouvelables, GNR et hydrogène
Le plan mise sur la diversification des sources. Il prévoit plus de biodiesel et d'autres carburants à faible intensité carbone, en fonction du règlement qui exige 10 % de contenu renouvelable dans le diesel d'ici 2030. Il prévoit aussi le maintien du réseau gazier avec une part croissante de gaz naturel renouvelable, et un rôle encore modeste pour l'hydrogène dans les usages difficiles à électrifier.
Pas de cible pour les flottes
Le PGIRE fixe l'objectif de réduire la consommation des réseaux de transport de marchandises et de tendre vers leur décarbonation. Il ne contient toutefois aucune mesure précise pour le camionnage lourd : ni calendrier d'abandon du diesel, ni cible de ventes de camions électriques, ni obligation d'électrifier les flottes, a relevé Transport Routier. Le plan est issu d'une consultation publique qui a réuni plus de 5 100 participants.