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Tarifs américains à 50 % : l'ACQ réclame que les transporteurs aient droit à l'aide

En août 2026, l'Association du camionnage du Québec écrit à Québec puis à Ottawa pour que le camionnage soit reconnu comme un secteur directement touché par la guerre commerciale.

Le 24 août 2026, l'Association du camionnage du Québec (ACQ) a écrit à la première ministre Christine Fréchette et au ministre de l'Économie, Bernard Drainville, pour que le transport routier de marchandises soit inclus dans les mesures d'aide liées à la guerre commerciale. Le même jour, son PDG Marc Cadieux s'est adressé au premier ministre Mark Carney.

Moins d'exportations, moins de chargements

De nouveaux droits de douane américains de 50 % sur plusieurs produits canadiens étaient entrés en vigueur le 22 août, s'ajoutant aux tarifs imposés depuis 2025. Le transport n'est pas visé directement, mais l'ACQ rappelle qu'une baisse des échanges se traduit par moins de chargements, moins de voyages de retour et des revenus en baisse. En 2025, le Québec avait exporté pour 84,8 milliards de dollars aux États-Unis, près de 70 % de ses exportations internationales. Ces ventes avaient reculé de 7,6 % au premier semestre 2026.

Trois demandes à Québec

L'association juge que le programme FORCE exclut les transporteurs : au-delà de 2 millions de dollars de chiffre d'affaires, il serait réservé aux secteurs manufacturier et primaire. Elle demande que le camionnage soit reconnu comme secteur exposé, qu'il ait accès aux mesures, par un élargissement de FORCE ou un volet équivalent, et que Québec envisage des allègements fiscaux ou un soutien aux liquidités. À Ottawa, l'ACQ demande d'être consultée lors de la conception des programmes.

Des transporteurs inquiets

Le Journal de Montréal a interrogé plusieurs entreprises. Chez Deepland Express, à Vaudreuil-Dorion, où plus de 70 % des camions roulent vers les États-Unis, le directeur général Arthur Pawlonka espérait éviter des mises à pied. Marc Cadieux disait avoir reçu un nombre record d'appels d'une industrie qui se sent « attaquée et fragilisée ».