Ottawa lance un groupe de travail pour numériser les formalités du commerce, l'Alliance canadienne du camionnage à la table
Transports Canada veut qu'une entreprise n'ait à fournir une information qu'une seule fois pour faire passer ses marchandises, du port au camion jusqu'à la frontière.

Le gouvernement fédéral veut réduire la paperasse qui accompagne les marchandises entre les ports, les chemins de fer, les camions et la frontière. Transports Canada a annoncé le 30 octobre 2026 la création d'un groupe de travail sur la numérisation du commerce, dont la première réunion s'est tenue le 29 octobre.
L'annonce a été faite par le ministre des Transports, Steven MacKinnon. Le groupe réunit des responsables gouvernementaux et des membres de l'industrie pour cerner les obstacles et proposer des solutions concrètes.
Le principe : « une fois suffit »
Un élément clé de l'initiative est l'approche dite « une fois suffit » : les entreprises soumettent leurs données une seule fois, et les ministères et organismes fédéraux se les échangent ensuite de façon sécurisée. L'objectif est de réduire les doublons, les délais, les coûts et le fardeau administratif liés à l'expédition.
Pour les transporteurs routiers qui font du transfrontalier ou du camionnage portuaire, la question des données en double est bien connue : un même envoi peut exiger des renseignements semblables pour plusieurs intervenants. Le gouvernement fédéral dit vouloir que le groupe soit informé directement par l'industrie des difficultés vécues sur le terrain.
Qui siège au groupe
La liste des membres réunit des représentants de toute la chaîne logistique, dont :
- l'Alliance canadienne du camionnage ;
- l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ;
- le CN et le Canadien Pacifique Kansas City (CPKC) ;
- le Port de Montréal, le Port d'Halifax et le Port de Vancouver ;
- la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) ;
- Livingston International, Sobeys, Rio Tinto, Air Canada, DP World et Merck Canada ;
- Paiements Canada et Confiance numérique Canada ;
- Finances Canada, Affaires mondiales Canada et l'Université d'Ottawa.
Dans un contexte d'investissements dans les corridors
Transports Canada rattache cette démarche à ses investissements dans les corridors commerciaux. Le fédéral rappelle notamment son Fonds pour la diversification des corridors commerciaux, doté de 5 milliards de dollars, et le Fonds national des corridors commerciaux, qui représente 4,6 milliards sur 11 ans (de 2017 à 2028).
Le ministère cite aussi le projet de terminal à conteneurs de Contrecœur, qui devrait générer, selon Ottawa, environ 140 millions de dollars par année en retombées économiques au Québec et au Canada.
Le communiqué ne fixe pas d'échéancier pour les recommandations. Il précise que le groupe poursuivra ses travaux tant que la collaboration entre l'industrie et le gouvernement sera nécessaire. Camion QC suivra le dossier.